Dans la constellation du haut potentiel scintillent des surdoués, des zèbres, des philo-cognitifs complexes et laminaires, des neuro-atypiques, des surefficients , et d'autres profils atypiques tels que les hypersensibles, les intuitifs, les autodidactes, les leaders démocratiques, les multi-potentiels, les hyperactifs, les hyperémotifs, les passionnés, les créatifs, les inventeurs, les geeks, etc.

Tous ces profils sont interconnectés par des traits communs qui leur font souvent partager un sentiment de différence avec les autres, parfois caractérisé par un décalage dans leur communication. En outre, ils ont tendance à porter un regard interrogateur sur  la singularité de leur fonctionnement.

AtypiquesOptimisez le pilotage de votre fonctionnement cognitif, perceptif & sensible

    être neuro-

atypique

7.7

c'est être doté d'une différence imputable à votre fonctionnement cognitif, perceptif et sensible qui vous sépare de la majorité de la population. Cette différence est tout à la fois atout et handicap. Ces deux états dépendent principalement de la façon dont les environnements humains, sociaux et institutionnels accueillent ou négligent votre façon d'être. 

Dès lors que l'on distancie un tant soit peu  la norme, les référents viennent à manquer, parfois depuis l'enfance voire  tout au long de l'existence.

Pour compenser, certains se sur-adaptent et peaufinant leur faux-self derrière lequel ils éclipsent leur différence, ils donnent, le temps d'une représentation, une image d'eux empreinte d'une normalité artificielle avant de s'en retourner goûter la solitude.

D'autres projettent leur atypicité comme un javelot, s'imposent avec force et éclat, revendiquent leur écart à la norme mais demeurent démunis lorsqu'il s'agit de pourvoir à leurs besoins affectifs. La relation à l'autre est tronquée par leur flamboyante estime de soi qui escamote de façon non intentionnelle leur désir d'être aimé pour ce qu'ils sont et in fine, leur besoin de protection.

D'autres encore sont meurtris par leur différence qu'ils portent comme un fardeau, une croix, allant jusqu'à se faire grief du décalage qu'ils ressentent dans leurs relations aux autres. Ils s'imputent ce décalage et estiment être d’aucun secours pour eux-mêmes.

D'autres vont bien car ils sont conscients que si leur différence est parfois un frein, elle est souvent un atout. Ils le savent depuis toujours ou l'ont compris à la suite d'un travail sur eux-mêmes. Ils se réjouissent de leurs traits atypiques qui servent si bien leur accomplissement personnel.

Il existe autant de profils atypiques que de combinaisons possibles entre d'une part, les traits afférents à l'atypicité et d'autre part, les différences individuelles qui se surajoutent et augmentent la singularité du profil.

Dans ces conditions, force est de constater qu'il n'est pas aisé d'appréhender sereinement son propre fonctionnement lorsque celui-ci est atypique; et encore moins de le piloter avec habileté pour répondre de manière adaptée aux exigences institutionnelles et aux injonctions du corps social.

Comment faire la part des choses ? Entre les règles imposées par le cadre de référence et les nécessités de son propre fonctionnement, la marge de manœuvre est parfois étroite.

Éviter à tout prix « les boites à outils » qui proposent un équipement manufacturé dans un alliage de principes et généralités inadapté aux profils atypiques, et avec lequel on risque de se blesser. Il convient au contraire d'entreprendre un authentique travail sur soi, non pour recenser ses qualités et ses défauts, ses points forts et ses points faibles ou encore pour « sortir de sa zone de confort », comme on se plait à le dire aujourd'hui, mais pour comprendre en quoi son propre fonctionnement est atypique et comment le piloter.

L'important n'est pas tant de s'imposer aux autres pour être entendu mais de respecter son fonctionnement.

À chaque penseur atypique 

un profil  &  son besoin  premier